LUCIOLE a remis son cahier d’acteurs dans le cadre de la consultation sur l’énergie et le climat.
Le premier défi mentionné dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie est la réduction de nos consommations car elle constitue un levier majeur pour réduire notre impact sur le climat.
Les membres de LUCIOLE sont convaincus par ailleurs que la transition énergétique ne pourra se faire qu’en libérant le potentiel d’innovation et d’expérimentation vers de nouvelles solutions de performance énergétique. Cela permettra de donner les clefs aux consommateurs pour éclairer leur choix en matière de consommation d’énergie et les accompagner dans leur transition énergétique et digitale.
Si nous sommes en phase avec de nombreuses propositions des documents mis en consultation, nous sommes attentifs à la traduction concrète des ces objectifs à travers différents véhicules législatifs et règlementaires, notamment sur le développement de l’autoconsommation et la flexibilité. A titre d’exemple, depuis 15 ans, malgré une appétence de la grande industrie française qui a gagné en compétitivité en valorisant sa flexibilité de consommation au travers des mécanismes réglementaires naissants, le gisement de flexibilité de consommation en France est passé péniblement de 1 à 3,9 GW pour 2025 et n’a jamais atteint les objectifs fixés par les différentes Programmations Pluriannuelles de l’Energie (PPE).
Nous déplorons que le projet de décret portant programmation pluriannuelle de l’énergie – déjà transmis au Conseil supérieur de l’énergie, avant même la fin de la consultation publique – ne contienne aucun objectif en matière de flexibilité. Fixer des objectifs pour la flexibilité est d’autant plus important que les niveaux de prix observés actuellement sur les marchés (de gros et de capacité) rendront sans doute le marché de la flexibilité atone durant les prochains mois, et n’inciteront en tout état de cause aucun investissement dans le secteur… alors même que les besoins sont confirmés par RTE.